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Que l'Aube soit sombre ! [Eckwan/Toron]

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Toron

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Récapitulatif chronologique:

60 :
Mort d'Areksar le nain.

63 :
Mort de Géduoin. Début de la régence de Bernandouc Richeval originaire de la frontière du nord.

Juillet 65 :
Mort de Toron, Duc d'Épinedor et d'Ecensor.
Jacinto devient Duc d'Ecensor.
Bwenn devient Duc d'Épinedor.

66 :
Le Royaume de Marodia s'enfonce dans un engrenage de décadence. Ecensor et Épinedor ne sont plus que l'ombre de ce qu'elles étaient.

Janvier 67 :
Profitant de la rudesse de l'hiver, du blocage total des voies de communications et de l'absence de Jacinto à son Palais d'Épinedor, Bwenn le fait prendre d'assaut => Début de la guerre des vassaux.

Février 68 :
Les forces de Sinnik le sombre sortent de Cya. Tandis que la cité était plongée dans une profonde torpeur depuis des années. Elles s'attaquent à Marodia.

16 Avril 68 :
Départ du Longue-pince des quais du Frilanka

Mai 68 :
Ecensor en ruines est prise par les forces des ténèbres. L'engin volant des Caslyanais gît lui aussi dans les décombres mais ils poursuivent leur conquête sans.

Septembre 68 :
Faisant usage de quelques navires rescapés d'Ecensor et de navires métalliques d'un genre nouveau les Caslyanais débarquent au Frilanka. Le domaine royal est dévasté,

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Toron

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Admin
Les eaux troubles du détroit de Frilanka reflétaient les maigres rayons lumineux émis par la demi-lune qui trônait au milieu d'un ciel sans nuage. La nuit était fraîche mais restait dans la normale pour une nuit de septembre au Frilanka. Sur les quais de pierres du domaine royal qui prenaient place sur près de la moitié de la rive sud du détroit des ombres se mouvaient. Les hommes en armures se déplaçaient afin d'effectuer leurs patrouilles nocturnes par groupe de dix. Même si il restait peu de survivants de la Garde d'Ecensor celle-ci affichait toujours autant de discipline que 60 ans plus tôt. Todan était l'un de ces derniers gardes, à à peine vingt ans son grade de chef de patrouille aurait pu surprendre quelques années plus tôt, mais le manque d'hommes se faisait sentir, les guerres ducales et l'invasion de Sinnik le sombre poussaient le régent à promouvoir certains soldats plus vite qu'il ne l'aurait dû.
Alors qu'ils arrivaient au bout des quais à l'Est la patrouille vira sur sa droite. La manoir délabré qui servait d'habitat au régent et aux derniers nobles marodians se dressait directement derrière les quais et ils en firent le tour des remparts. Selon certains ce manoir avait été construit seulement cinquante ans plus tôt par le Duc Timon de Frilanka quelques années avant le rachat des terres par le Roi Eckwan Ier, l'abandon des travaux du manoir par le nouveau propriétaire des lieux s'était fait au profit de la construction de ces quais immenses qui ne servirent que très peu.
La patrouille poursuivit son parcours autour des fortifications du manoir, une patrouille passa à côté d'eux, les deux groupes s'arrêtèrent le temps des salutations militaires puis chacun reprit son chemin de son côté. Après de longues minutes dans l'ombre la patrouille revint au niveau des quais. Le manège se répéta encore des dizaines de fois avant que le ciel ne prenne une teinte rosée à l'Est, le soleil allait se lever et la relève arriva. Todan fit arrêter ses hommes épuisés sur les quais, la patrouille de relève s'arrêta en face la sienne. Le chef de l'autre patrouille s'avança, Todan l'imita. L'autre dit d'un ton interrogateur  :
- La Garde tient bon ?
Todan affirma :
- La Garde tient bon.
Aussitôt l'autre patrouille prit leur place. Le jeune homme mena ses soldats épuisés jusqu'à la caserne de fortune de la Garde. C'était un bâtiment principalement fait de bois comme la majorité de ceux qui accueillaient les survivants de Marodia à l'exception du vieux manoir. La caserne et le petit village des survivants étaient situés à l'arrière du manoir au bord d'un petit lac au centre duquel se dressait un petit îlot qui accueillait quelques sapins. Les rues n'étaient pas pavées, aussi elles étaient boueuses, le sol était gorgé d'eau à une distance si proche de l'étendue d'eau, les pieds du soldats s'enfonçaient de quelques centimètres à chaque pas. Ils ne s'attardèrent pas à la caserne qui n'était finalement qu'une grossière armurerie où les hommes déposaient armes et armures après avoir réalisé leurs patrouilles. Une fois déséquipée la patrouille se dispersa, chacun avait ses occupations et surtout un lit qui l'attendait chez soi. Todan prit le chemin de sa petite maison, qu'on pouvait plus qualifier de cabane que de lieu ou vivre.
Le soleil se levait lentement tandis que le soldat rentrait chez lui en tentant d'éviter les flaques de boue les plus profondes et les pentes glissantes. De l'extérieur la maison à un amas de planches et de rondins mal placés. Le jeune homme leva le loquet de la porte et entra, il eut enfin un sol dur sous ses pieds. Les pavés qui composaient le sol ne contribuaient pas à réchauffer l'intérieur qui était déjà assez froid avec les nombreuses ouvertures aux coins des murs, créant des courants d'airs. La première chose que fit Todan après avoir allumé les bougies à l'aide de son briquet à silex fut de retirer ses bottes et ses chausses. Il se changea afin de ne pas salir tout l'intérieur de la boue qu'il portait sur lui. Comme la majorité des derniers marodians dans leur exil il n'avait pas le luxe d'avoir un autel dédié aux étoiles dans sa propre chambre alors qu'avant l'invasion le plus pauvre des paysans en aurait eu au moins un dans sa maison. Il fit donc ses prières en rabattant sur lui la couverture en laine de son petit lit. Elle piquait, mais au moins elle le maintenait au chaud. Épuisée par sa patrouille de nuit il ne tarda pas à s'endormir alors qu'il adressait encore aux Étoiles des prières silencieuses.

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Eckwan


Ancien Admin
Tandis que le soleil déclinait, Bernandouc, le régent, regardait pour la énième fois l'océan s'étendant à l'Est du Frilanka. Le LonguePince était parti depuis plusieurs mois, avec à son bord le fils de Géduoin Ier âgé à peine de dix années, ainsi que le petit-fils de Toron guère plus âgé.
Nobles comme roturiers avaient embarqués dans le LonguePince. Ce fier navire, joyaux de la flotte Marodianne portait à présent vers le lointain ce qui devait subsister du peuple Marodian. Bernandouc s'était efforcer de faire embarquer dans ce navire autant de diversité possible, aussi bien dans les compétences et les connaissances que dans les âges. Des vieillards comme des enfants voguaient à présent vers des lieux inconnus. Certains auraient jugés inutile de faire embarquer de vieilles personnes. La main d'oeuvre serait importante pour coloniser un nouveau monde. Cependant, Bernandouc y voyait une autre utilité. Celle de réguler l'impétuosité des plus jeunes via la sagesse des plus âgés.
Quoi qu'il en soit, c'était trop tard pour changer quelque chose. Ils auraient à se débrouiller seuls à présent. Le régent avait particulièrement confiance en certains personnes à bord du navire. Pour commencer, Eckwan et Lirel, bien que très jeunes, avaient chacun dans leur sang celui de grands guerriers et meneurs. Une fois adultes, ils mèneraient sans doutes le peuple Marodian vers une expansion sans limites. Pourvu qu'ils canalisaient ensemble leur ambition au lieu de s'affronter mutuellement dans une lutte éternelle. Pourvu qu'ils suivent les exemples de leurs aïeux.
Ensuite, le Capitaine du LonguePince, Varim Malvick,  était un homme plein de ressources, prudent en mer, prenant toujours de bonnes décisions, peut-être pas les meilleures, mais de bonnes décisions. Il conduirait le LonguePince vers des terres fertiles et paisibles. Enfin, à bord du navire figuraient une garnison de l'armée Marodianne. Des membres de la Garde d'Ecensor, quelques membres de la Garde Royale, et d'autres garnisons. Parmi ceux de la Garde Royale figurait un homme avec qui il partageait une grande amitié. Alrik était âgé d'une quarantaine d'années. Il avait combattu sous les ordres d'Eckwan Ier et de son frère. Ce vétéran avait grandi avec lui à la frontière Nord, et tout comme Bernandouc, il était né une épée dans les mains et avec du sang de trolls et d'orques sur les mains. Parmi les autres soldats, se trouvaient quelques jeunes officiers relativement prometteurs, comme Azamir qui, bien qu'ambitieux, se montrait avoir un bon sens du commandement.

En clair, tout semblait pour le mieux pour la survie de cette partie du peuple Marodian. Le plus important à présent était la survie du peuple Marodian se trouvant ici, dans les décombres du Royaume.
Bernandouc se retourna vers l'Ouest, et en entrant à pied au pas de course dans la forêt enneigé il ordonna à sa garde rapprochée de le suivre. Le régent n'appréciait pas de monter à cheval, le mieux pour tuer des orques et des trolls était de rester sur ses deux pieds et d'être plus mobile. Son épée de guerre à deux mains dans le dos et son armure de cuir épais avec quelques disques de fer cousus formaient l'essentiel de son équipement. Sa garde rapprochée était composée de deux seuls hommes. L'un venait lui aussi de la frontière Nord, l'autre venait du Frilanka. La frontière Nord, le Frilanka, bien souvent ces deux contrées hostiles et froides avaient fournis les hommes les plus robustes et durs à l'armée Marodianne. Nombreux avaient été les habitants des contrées paisibles à traiter de ''barbares'' les Nordiques et les Frilankais. Pourtant, ils ignoraient tout de leur mode de vie, de ce qu'ils avaient fait pour Marodia. A présent, les derniers Marodians étaient ravis lorsqu'ils voyaient ces ''barbares'' dans les rangs qui défendaient leur vie contre les Caslyannais.

En courant ils mirent peu de temps pour sortir de la forêt et arriver aux environs du manoir et du village. Le village, cet amas de petites cabanes en bois était bien prétendant pour s'appeler village. A chaque fois qu'il voyait ce village, Bernandouc agrippait la poignée de son épée avant de la relâcher. Un vieux réflexe. Ces cabanes ressemblaient fort aux huttes construites pas les orques et les trolls dans les territoires sauvages.

Le régent pénétra dans les ruelles pleines de gadoue du village, il entra dans une cabane pas plus grande que les autres. Son chez lui. Enfin, son lieu de vie. Ou plutôt, son endroit pour dormir. Il n'avait pas accepté de vivre dans le manoir, laissant la place aux autres Marodians et aux nobles si ça leur chantait. Il préférait partager la misère du peuple Marodian plutôt que de les narguer depuis des murs de pierres. Que penseraient-ils s'il se mettait à se cacher derrière des murs robustes qu'ils n'avaient pas ? Pourquoi les soldats qui vivaient dans ce bourbier se battraient-ils pour lui et avec lui alors que lui était au chaud dans un lit douillet ? Déjà que nombreux étaient ceux à rejeter sur lui la faute de l'état actuel du Royaume. La faute ! Sur lui ! Quand tous ces foutus nobles se battent entre eux dans leur stupide quête du pouvoir, il n'y a pas grand chose à faire pour arranger la situation.
Les Caslyannais n'avaient plus qu'à venir donner une pichenette au rocher pour qu'il roule en bas de la pente. Chose qu'ils ont fait à merveille ! Si seulement cet imbécile de Bwenn et cet idiot de Jacinto avaient cessés leur foutue guerre quand les Caslyannais étaient arrivés en masse sur le territoire Marodian. Et pourquoi Géduoin n'avait pas massacré les Caslyannais et réduit en cendres Cya pendant qu'il le pouvait ? Le régent n'en avait pas la moindre idée. ''Epargnez un prisonnier et il vous tuera dans votre sommeil.'' C'était un dicton Nordique. Là bas, dans le Nord, ils ne faisaient aucun prisonnier et n'épargnaient personne.

Enlevant ses bottes, il s'allongea sur les planches de bois qui lui servaient de lit. Ses gardes entrèrent dans leur cabane juste à droite de la sienne.
Bernandouc s'endormit, n'adressant aucune prière. Dans le Nord, on ne croyait en aucune Etoile ou divinité. On croyait seulement en l'acier, au sang, au froid, à la guerre et on espérait. On espérait pour connaître un jour la Paix. La paix n'existait pas sur la frontière Nord.

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