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L'Aube de la souffrance.

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1 L'Aube de la souffrance. le Jeu 25 Avr - 16:45

Eckwan


Ancien Admin
[HRP : Les évènements dans ce sujet se déroulent avant la guerre entre La République de Marodia et l'Empire Rakatas.]

Depuis quelques jours, des paysans Marodians et Rakatas rapportaient que d'étranges créatures maléfiques dévastaient leurs cultures et décimaient leur bétail.

Au vu du nombre de plaintes, une enquête fut menée, et il s'avéra que des créatures des Ténèbres jusque là inconnue avaient fait surface. Ces êtres à trois têtes volaient dans les airs et lançaient des projectiles explosifs, attaquant tout ce qui bougeait.
Ces créatures, bientôt appelées Wither, étaient en grand nombre, et semblaient rallier à leur cause de nombreuses créatures des Ténèbres.

Devant cette menace, Marodians et Rakatas décidèrent d'intervenir. Huit hommes, 5 Marodians et 3 Rakatas, entreprirent d'enrayer cette menace.

Un lieu de rassemblement fut prit par les huit braves. Ils se rejoignirent à l'orée d'une forêt, une colline les séparaient du lieu qui était supposé être le repère des Withers.


Eckwan fixait les visages de ses compagnons. La peur se lisait sur le visage de certains, mais tous avaient dans les yeux une étincelle de détermination. Tous déterminés à vaincre ces créatures des Ténèbres et à stopper les massacres. Les Withers avaient en effet réduit en cendres un village entier.

Lirel, Navari, Idouch, Dragoncoolf, Gael, Pitiée, Mathino, tous étaient présents.
Aucun ne semblait savoir ce qu'ils attendaient. Eckwan dialoguait silencieusement avec la meute des loups, avec Vif-Nuit tout particulièrement. Personne ne savait qu'il était capable de communiquer avec les loups. Ce n'était pas plus mal.

Après une longue attente silencieuse, ils se mirent en marche sans prononcer un seul mot vers la colline. Les huit compagnons la gravirent et dévalèrent l'autre versant. Ils arrivèrent à l'orée d'une forêt. Il y avait un espace dégagé et plat entre les arbres et ce qui semblait être le bord d'une vaste mer. Sur cet espace des pierres dressées formaient un carré avaec au centre une sorte d'autel. Les compagnons se contentèrent de fixer cette étrange structure.
Le soleil descendait lentement dans le ciel pendant que les guerriers se postèrent en embuscade au couvert des arbres.

Eckwan se camoufla derrière un groupe de buissons, non loin de lui son ami Lirel, caché dans un repli de terrain, encochait une flèche.

<< Ami ? Sommes nous toujours ami ? >>

Le Président Lirel l'avait fait Général, malgré qu'il était lui même le Roi déchu. Une habile manœuvre pour calmer les derniers partisans de la royauté.
Lirel avait insisté pour faire partie de ceux qui allaient combattre les Withers. Malgré les protestations des ministres qui voulaient qu'il emmène au moins un tiers de l'armée avec lui, le Président avait été clair : Plus le nombre est petit, plus il sera facile de s'enfuir en cas d'échec.

Le Général Marodian était du même avis, et de toute façon, dans cette compagnie se trouvait Navari, qui était réputé pour avoir vaincu le Dragon.
Eckwan jeta un oeil par dessus son épaule à Croc-Pâle.

<< Si cette épée m'a été donnée par les Etoiles, si je suis leur Grand-Prêtre, si je suis leur Champion. Et bien nous serons victorieux ce soir. Voyons ce que cette épée vaut vraiment ! >>

Aucune réponse ne vint des loups, Eckwan avait finalement expliqué cette notion de pensée. Les loups semblaient avoir compris que les pensées n'étaient pas destinés à eux, mais ne semblaient pas comprendre l'utilité de formuler ces pensées.


Les rayons du soleil disparaissaient lentement à l'horizon. Des bruits étranges se firent bientôt entendre. Les Withers passèrent au dessus de la forêt et s'arrêtèrent au dessus de l'autel. D'autres vinrent de direction différentes.

Les compagnons comptèrent silencieusement les créatures qui ignoraient leur présence. Eckwan se perdit une fois passé la dizaine, les Withers bougeaient trop, impossible de les différencier.

Le groupe des trois Rakatas étaient un peu à l'écart des Marodians. Le vice-roi Gael évitait de côtoyer les Marodians, et Lirel semblait partager ce même avis vis-à-vis des Rakatas.
Chaque membre de la compagnie avait encoché une flèche à son arc, tous visaient un Wither. Chacun hocha la tête, signe qu'il était prêt.

Une demie-minute se déroula ainsi, les compagnons gardant leur arc bandé, ne savant quand tirer. Soudain, une flèche partit d'un coup. Eckwan se rendit à peine compte que c'était lui qui l'avait décochée. Personne ne s'en formalisa et tous lâchèrent leur corde. Une salve de flèches s'abattit sur les Withers qui se tournèrent vers l'orée des bois. Une seconde envolée de flèches partit aussi vite que la première, cette fois accompagnée de cris de guerres poussés par les hommes.

A la troisième salve, les Withers étaient au dessus des arbres, bombardant déjà la zone. Les huit guerriers se jetèrent au dehors de la forêt en tirant toujours des flèches.
Eckwan ne réfléchissait plus, il encochait une flèche, visait, tirait, encochait, visait, tirait. Les flèches sifflaient de toute part, chacun criait comme s'il voulait donner à son tir plus de puissance.

Les Withers lancèrent leurs projectiles explosifs. Eckwan bondissait de coté pour éviter chaque projectile venant dans sa direction. La terre se soulevait autour des compagnons, labourée par les explosions. Le bruit assourdissant des impacts recouvrit tous les sons. Seul les cris de guerre des guerriers rivalisaient de puissance avec eux.

Au bout de quelques temps, tous les compagnons semblaient viser une créature en particulier. Faisant attention aux projectiles. Le Wither visé descendit au ras du sol, au milieu des guerriers. Eckwan prit son arc de la main gauche et dégaine Croc-Pâle.

<< Le moment est venu. >>

-Jamais ne ploie !

Le Général s'élança vers le Wither, il aperçu ses compagnons qui brandissaient eux aussi leurs épées. Eckwan enfonça Croc-pâle dans la créature, la retira et attaqua avec le tranchant. Tous les compagnons se pressaient autour du Wither. Navari se rangea à la droite d'Eckwan. Dans le feu de l'action, les épées des deux hommes s'entrechoquèrent. Au contact de la lame de Navari, un cri résonna dans la tête du Général. Ce cri, il était certain d'être le seul à l'avoir entendu.

Eckwan n'y prêta pas attention, le Wither s'effondra sur le sol. Un hurlement de victoire des huit guerriers jaillit de leurs gorges, bientôt interrompu par la lancée de nombreux projectiles. Les hommes se jetèrent sur le coté, les explosions fusèrent là où ils se trouvaient une seconde plus tôt.
Un cri de douleur retentit, Pitiée était allongé au sol, sa jambe était en sang, ses jambières étaient noircies. Mathino, se jeta sur le Rakatas, le couvrant pendant que d'autres projectiles explosèrent autour. Mathino souleva Pitiée et le traîna vers les arbres.

Les Withers semblaient plus dangereux, énervés par la perte d'un des leurs. Les projectiles fusaient de toute part. Les compagnons n'avaient plus le temps d'encocher une seule flèche, bondissant dans leur lourde armure pour éviter les explosions. Trois voix s'élevèrent en même temps des compagnons :

- A couvert sous les arbres !

Les trois guerriers qui avaient crié se dirigèrent vers les arbres. Lirel, Navari et Eckwan furent bientôt dans la forêt, suivis de près par les autres compagnons. Mathino avait réussi à traîner Pitiée à l'abri. Le blessé psalmodia qu'il était encore capable de combattre s'ils le remettaient debout. Au lieu de ça, il sombra dans l'inconscience pendant que Mathino le traînait plus profondément dans la forêt.

Les Withers semblaient avoir plus de mal à cerner les compagnons cachés sous les arbres, mais les guerriers avaient eux aussi plus de difficultés à décocher leurs flèches.

Eckwan s'élança au dehors des arbres, il décocha ses flèches en direction des Withers. Il prit vaguement conscience des autres compagnons qui étaient avec lui. Il ignorait si ce qu'il prenait pour deux ou trois guerriers était en réalité la totalité de la compagnie ou bien simplement un seul autre fou qui l'avait suivi.
Tout ce qu'il savait, c'était qu'il était à découvert, et que ce qu'il faisait, ce qu'ils faisaient tous était de la folie pure.

Les Withers tombèrent un à un, durant toute la nuit. Les compagnons se repliaient parfois sous les arbres et revenaient au devant de la scène. Les flèches fusaient de toute part, les carquois se vidaient. Beaucoup des compagnons n'avaient plus que pour seule arme, leur épée. Tous étaient blessés, brûlés. Mais ils poursuivaient tous le combat. Eckwan eu le temps de se renseigner auprès de Mathino que Pitiée était en sécurité dans le repli d'une colline.

Alors qu'Eckwan, à l'écart, visait l'un des Withers un bruit lui fit se retourner. Un Wither volait juste derrière lui, la créature lança projectile. Eckwan n'eut pas le temps de réagir que l'impact le propulsa en arrière.
Les oreilles bourdonnantes, il se releva péniblement. Son armure s'écroula lorsqu'il se remit debout. Le Wither lança un second projectile en sa direction. Eckwan prit vaguement conscience que Croc-Pâle était toujours dans son fourreau, son carquois était aussi encore attaché à sa ceinture. Le jeune homme bondit à sa gauche, il se saisit de son arc qui avait été projeté et encocha une flèche. Il tira vers la créature, continua de tirer. Redoublant de prudence, n'ayant plus d'armure la moindre explosion le clouerait au sol.

Le Wither continua ses lancer de projectiles, et Eckwan prit conscience que les autres guerriers n'étaient plus là, ils étaient tous au prise avec le reste des Withers.
Tout en esquivant les explosions, le Général continuait ses tirs éperdus. Les cris de ses compagnons se rapprochèrent. Un coup d'oeil dans la provenance des cris lui confirmèrent qu'ils revenaient vers lui. Idouch, armé de son épée, fut le premier à le rejoindre.


Le soleil pointait à l'horizon, il ne restait plus que quelques Withers encore vivant. La colère des compagnons prit le dessus et ils abattirent les survivants.
Ils poussèrent tous des cris de victoire, pointant leur épée vers le ciel.

Les compagnons récupérèrent Pitiée qui s'était réveillé et l'avertirent qu'ils avaient vaincus. Le Rakatas cracha un juron, maudissant sa jambe. Mathino et Gael le prirent sous le bras et l'emportèrent. La compagnie marcha au train du blessé. Malgré les tensions entre la République et l'Empire, Marodians et Rakatas avaient tous le sourire.
Ils étaient tous blessés, certains n'avaient plus d'armes, beaucoup avaient perdu des morceaux de leur armure. Beaucoup de carquois étaient vides, et nombre des compagnons grimaçaient en se tenant une cote, un membre cassé ou brûlé. Mais tous avaient ce sourire, en coin pour certains. Ils avaient triomphé de ces créatures et aucun compagnon n'était mort.

Eckwan boitait de la jambe droite, l'explosion qui avait réduit en miettes son armure lui avait ouvert la jambe tout le long. Le sang coulait dans ses bottes. Sa cape était encore en assez bon état, bien que roussie et déchirée. Croc-Pâle qui pendait dans son dos n'avait pas souffert, cette épée était décidément d'une résistance hors norme.
Le Général haussa un sourcil lorsqu'il aperçut son épaulière gauche ornée du Loup. Il tapa du poing la coque qui rendit un son creux.

- Invincible cette épaulière, murmura-t-il.

A son bras droit le bracelet des Delvains était un peu noirci. Le bijoux reflétait toujours de fierté. Eckwan contempla un instant son carquois vide. Il avait dû utilisé le quart de ses flèches et le reste s'était répandu pendant l'affrontement. Il n'avait d'ailleurs plus d'arc, celui-ci avait pris feu après qu'un projectile explosa tout près.


Les Rakatas changèrent bientôt de direction et saluèrent le reste de la compagnie. Les Marodians se dirigèrent vers Nouvel-Ecensor.
Un coup d'oeil d'Eckwan vers Navari lui fait se remémorer le cri strident qu'il avait entendu lors du contact entre Croc-Pâle et l'épée du Marodian.

<< Navari ... Pourquoi ce nom m'est-il familier ? >>

Eckwan se rappela que Navari avait rejoint Nouvel-Ecensor dans d'étranges circonstances. Eckwan tenta de ne plus y penser et rentra en conversation avec Vif-Nuit, lui racontant l'affrontement contre les Withers, tout en se promettant d'obtenir un jour des explications de Navari.

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